Lors d'un séjour en Afrique, à Niamey au Niger précisement, j'ai été impressionné par la présence d'un soleil au mieux de sa forme en permanence. 30 degrés et plus, de l'aube à l'aurore, en plein...1er janvier !
Toute cette énergie, abondante et permanente, il doit bien y avoir un moyen de la transformer ?
Des mégawatts d'infrarouges déversés en pure perte. N'étant pas le scientifique génial qui trouvera la technique de valorisation à grand rendement (les capteurs voltaiques étant d'une rentabilité inexistante), je me suis contenté de récupérer cette énergie pour une utilisation immédiate: la cuisson des aliments.
Traditionnellement, la cuisson se fait dans des marmites, posés au dessus d'un feu de bois. L'intérêt du four solaire est multiple: financier, il évite le cout du bois, et écologique, le bois étant justement une denrée à préserver dans ces pays proches de la désertification.
Des associations existent qui implémentent de tels fours de part le monde, Afrique, Amérique Latine... , mais j'ai voulu faire mon four à moi.
Plus exactement, mes fours. Le premier est destiné à servir au Niger. J'ai voulu, en fonction des matériaux disponibles, lui donner les dimensions maximales afin qu'il puisse contenir une marmite.
Le matériaux utilisé provient de récupération. C'est un panneau sandwich alu(1mm) / mousse de polyuréthane (30mm) / alu(1mm). L'intérêt de ce matériaux est qu'il assure à la fois la structure, l'isolation et le réflechissant.
Son assemblage est fait par rivetage (rivets pop). Le couvercle, toujours dans le même matériau, est articulé sur 2 charnières, et supporte la vitre, simplement coincée dans le polyuréthane.
Enfin, le reflecteur est également fait dans un matériau de récupération, des plaques offset d'imprimerie.
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